Il y a tout juste trois ans, lorsque je découvrais pour la première fois Watchmen et que j'écrivais, sur ce blog, un billet enflammé
pour vous faire part de mon enthousiasme, je faisais état de rumeurs au
sujet d'une éventuelle adaptation cinématographique (Terry Gilliam et
Daren Aronofksy avaient été pressentis) et je faisais part de mes
inquiétudes à ce sujet. Watchmen était pour moi
l'oeuvre inadaptable par excellence, de par la profondeur de son
propos et la complexité de sa narration (cet article résume bien le problème). J'attendais donc la vision de
Zack Snyder avec une certaine appréhension, voire un certain fatalisme
: je m'attendais à être déçu, pour l'être, en voyant le film, le moins
possible.
A la sortie du cinéma, j'ose affirmer sans crainte que Watchmen est une très bonne adaptation,
presque exempte de défauts (j'y reviendrai), selon les critères de
qualité que j'applique à ce genre d'exercices (je les définirai). A
présent, tout comme Zack Snyder s'est aventuré à adapter l'inadaptable,
je vais m'efforcer de défendre l'indéfendable : montrer en quoi, à mon
humble avis, Watchmen est une adaptation réussie, envers et contre les fans que j'entendais déjà ruminer avant même la sortie du film.
Ceux qui lisent ce blog savent que je suis un grand fan de Watchmen et peuvent imaginer avec quelle espèce d'appréhension j'attends de découvrir l'adaptation de Zack Snyder demain soir. En fait, pas tellement. Je veux dire, on sait déjà tous que Watchmen est l'oeuvre inadaptable par excellence, que la complexité du scénario et la densité de l'univers la rend irrésumable dans un film, même un film de 2h45. Alors voilà, pour ne pas passer un trop mauvais moment, j'ai revu mes exigences à la baisse, je n'en attends pas grand chose, et on verra bien. Des quelques extraits que j'ai déjà, j'ai juste un peu peur du jeu d'acteur et de l'abus de scènes d'action au ralenti, qui avaient contribué à donner à 300 une véritable esthétique mais qui, pour Watchmen, seraient juste too much. Et puis il y a cette affiche toute naze. Mais attendons de voir.
Quoi qu'il en soit, je ne peux m'empêcher d'être ému comme le dernier des fan boys devant les diverses tentatives de marketing viral de la Warner.
On savait les littératures de l’imaginaire intimement liées à l’illustration érotique : il suffit de voir le nombre de romans de science-fiction et de fantasy dont le principal argument de vente est, sur la couverture, une femme à la poitrine dénudée – et ce même si, dans ledit roman, n’intervient aucune femme à la poitrine dénudée. Ici, Aly Fell, artiste conceptuel, et Duddlebug, illustrateur, poussent le concept encore plus loin : plus de publicité mensongère, plus d’arguments marketing fallacieux, dans cet artbook, il n’y a que des femmes à poil.
Voilà quelques temps que l’Empire de la Chine est en proie à la Stagnation : suite à son mauvais comportement, l’Empereur a perdu son mandat céleste, le yin et le yang ne s’équilibrent plus, les cycles des réincarnations se sont arrêtés, bref, rien ne va plus. Pour rétablir l’équilibre, et accessoirement sauver le monde, les Trois Immortels confient à Allia, une jeune chamane mongole, la mission de se rendre au temple du Dragon. Accompagnée d’un lettré, d’un voleur, d’un guerrier, d’une adolescente et sa renarde, Allia devra traverser le pays et affronter toutes sortes de dangers pour mener sa tâche à bien.
Arkhai le Brûlé, Khan des Khans des clans de la Grande Aride, a été fait prisonnier par son ennemi Jonas, Général de l’Empire de l’Amer. Seul son fils Jarl peut prétendre reprendre le flambeau et lui succéder à la tête de la Grande Horde pour tenter de le faire délivrer. Mais le jeune homme, qui a passé une partie de son adolescence dans les cités de l’Empire dont est originaire sa mère, ne se sent pas prêt à assumer le rôle pour lequel il a été désigné, malgré le soutien de deux héros légendaires, le Roi Solitaire et la Reine Vierge. Pourtant, lorsque les désirs de conquêtes de l’Empire de l’Amer vont mettre en danger l’existence même des clans de la Grande Aride, Jarl sera obligé d’assumer son destin, de devenir le Khan des Khans et de défier l’Empire pour porter secours à son père.
Mémoria est l’histoire d’un tueur à gages hors du commun, vieux de plusieurs siècles, employé par les plus grandes compagnies, presque une légende. Son secret : un artefact extra-terrestre mystérieux, hérité d’une civilisation disparue, qui lui permet d’injecter sa personnalité dans d’autres corps tout en ayant accès à leurs souvenirs. Il peut ainsi approcher ses victimes en se faisant passer pour un proche sans éveiller les soupçons. Mais après des siècles d’assassinats, il n’a plus aucun souvenir de son corps ou de son identité d’origine, et n’est plus qu’un esprit qui voyage de corps en corps au gré de ses contrats. Et voilà que des crises de souvenirs le terrassent de plus en plus souvent, tout comme le cauchemar qui devient plus violent à chacune de ses nouvelles incarnations, jusqu’à menacer la réussite de ses missions. A présent, il n’a plus le choix : il va devoir se souvenir de qui il est…
Chez l’Atalante, on l’a bien compris, rien n’a changé depuis les années 70 : rien de tel pour vendre de la science-fiction qu’une belle paire de nichons sur la couverture. Mais saluons l’honnêteté intellectuelle de la maison nantaise qui l’a toutefois poussée – puisque le héros est un homme – à ajouter au personnage de couverture des muscles abdominaux sculpturaux et une bite qui pendouille. L’expérience est en elle-même intéressante : Orson Scott Card peut-il vendre un roman vieux de vingt ans sur son seul nom ? Sans aucun doute. Mais par combien les ventes seront-elles divisées s’il on y ajoute en première de couverture un transsexuel vert sur fond orange flashy ? Quelles humiliations les fans sont-ils prêts à endurer pour l’amour de leur auteur préféré ? À moins que tout ceci ne participe d’une lente et méthodique entreprise de l’Atalante pour se saborder, et plus généralement du vent de folie qui souffle actuellement sur l’édition française, et qui nous a déjà valu les couvertures de Jackie Paternoster chez Robert Laffont. L’avenir nous le dira.
Dès la couverture, La Forêt de Miyori évoque Le Voyage de Chihiro de Hayao Miyazaki ou Pompoko d’Isao Takahata. Comme ces deux films d’animation, le manga de Hideji Oda met en scène les yokai, personnages comiques et attendrissants (kawai, disent les japonais) à mi-chemin entre le petit animal et l’esprit de la forêt. Autrefois partie intégrante de la culture nippone, puis relégués au rang de superstition lors de la modernisation du japon au XIXème siècle, ils connaissent aujourd’hui un regain d’intérêt formidable grâce au succès des films de Miyazaki. Ici encore, ils sont associés à la lutte contre l’industrialisation massive et à la protection de la nature, un thème galvaudé mais heureusement traité avec une certaine subtilité.
Dans le monde où vit Tally, tous les adolescents, les Uglies, subissent à l’âge de 16 ans une Opération de chirurgie esthétique destinée à les rendre Pretties : physiquement parfaits et intellectuellement indolents. Les différences physiques, les jalousies et les rancœurs ainsi abolies, tous peuvent jouir d’une existence paisible. Mais à présent, Tally est au-delà de cela : c’est une Special, membre d’un corps qui vit dans l’ombre de la Ville, traque les éléments dissidents et veille sur la sécurité des Uglies et des Pretties. Après un nouveau lavage de cerveau, son visage a été taillé pour lui donner un air terrifiant, ses muscles redessinnés pour lui donner une force surhumaine et des réflexes hors du commun.
Mais lorsque Tally retrouve son petit ami, devenu handicapé par sa faute lorsqu’ils étaient Pretties, elle est prête à se retourner contre la Ville pour le sauver. Et elle s’apercevra bien vite qu’en s’opposant au Système, on laisse réapparaître peu à peu les fléaux qu’il est censé avoir éradiqués depuis plusieurs siècles : la haine, le productivisme destructeur de la nature et, inexorablement, la guerre.
Quoiqu’il soit décédé en 1985 du « cancer des pseudonymes », Richard Bachman (Running Man, Marche ou Crève) n’en finit pas d’être édité. Après Les Régulateurs en 1996, il nous revient avec un nouveau manuscrit datant de 1973, exhumé d’une bibliothèque du Maine et retravaillé par son ami et alter-ego Stephen King. Assez éloigné des productions habituelles de Bachman, Blaze se veut un hommage aux maîtres du roman noir.
Avoir ma propre librairie, c'est un vieux rêve. Mais je ne pensais pas le voir se concrétiser aussi vite ! Donc, comme certains d'entre vous le savent déjà, ça y est, je me lance. La Librairie Ys sera une librairie entièrement en ligne, spécialisée dans les littératures de l'imaginaire : SF, Fantasy, Fantastique, etc. Voilà plus de deux ans que je travaille sur ce projet, et je suis maintenant dans la dernière ligne droite. Et j'ai eu envie de tenir, jusqu'au lancement de la librairie, un genre de journal de bord pour en relater la création. En plus de créer un peu de buzz et de bruit de fond pour les robots de Google, j'espère que mon expérience pourra servir ensuite à d'autres, et leur facilitera l'accès à des informations que j'ai eu du mal à trouver.
Encore une petite mise à jour d'Euryale, cette fois-ci pour vous permettre de partager facilement votre bibliothèque avec d'autres. Toutes les nouveautés se trouvent sur la nouvelle page d'accueil (celle où vous arrivez après vous être identifié). Vous y trouverez d'abord un lien qui permettront à d'autres de consulter votre bibliothèque (par exemple, voici la mienne). Mais aussi un petit "widget" qui vous permettra d'afficher sur votre site, votre blog, en signature d'e-mail ou de forum, le livre que vous êtes en train de lire. Bien sûr, le widget se met automatiquement à jour dès que vous avez fini de lire un livre et que vous en commencez un autre. Vous pouvez en voir un exemple dans la colonne de droite de ce blog depuis quelques jours, ou juste ci-dessous :
Comme d'hab, n'hésitez pas à me faire part de vos remarques et commentaires.
Quoique son nom soit moins connu chez nous que ceux d’Osamu Tezuka ou d’Akira Toriyama, Katsuhiro ?tomo est lui aussi un grand nom du manga, qui a œuvré aussi bien dans le manga papier que dans l’animation. Né en 1954 au Japon, il connaît dans les années 1980 un succès fulgurant avec Akira, en manga, puis en film d’animation, une œuvre saluée par la critique internationale et généralement reconnu comme un chef d’œuvre. Peu avant, il publie Dômu (« Rêves d’enfants » en japonais), qui obtiendra en 1983 le Prix Seyun, l’équivalent nippon de notre Grand Prix de l’Imaginaire. Dômu fût l’un des premiers mangas publiés en France, par les Humanoïdes Associés, dès le début des années 90 et nous revient cette année en un seul volume.
Et il y avait longtemps que je n'avais plus ponctué mes billets d'une petite humeur musicale. Radio.blog est mort, mais Deezer a pris le relais, c'est l'occasion de s'offrir une petite douceur :
Très complet, d’une présentation agréable et largement illustrée, Les Mondes magiques de Harry Potter sera à la portée des plus jeunes lecteurs comme des adultes qui sont de plus en plus nombreux à se passionner pour les aventures du jeune sorcier. On réservera bien évidemment aux plus mordus cet ouvrage qui prendra avantageusement place par exemple dans leurs toilettes, occupant idéalement, grâce à ses chapitres thématiques très courts, ces moments de solitude en joignant l’utile à l’agréable.
Difficile d’écrire une notule biographique sur Terry Pratchett sans avoir un drôle d’arrière-goût dans la bouche et la désagréable impression de rédiger en fait une nécrologie. Car le géant de la fantasy humoristique, connu notamment pour sa série des Annales du Disque-Monde, a annoncé à la fin de l’année 2007 être atteint d’une forme très rare de la maladie d’Alzheimer. Il a toutefois tenu à rassurer son public en ajoutant qu’il n’était pas encore mort et qu’il restait encore « du temps pour au moins quelques livres ». Après Les Ch’tits hommes libres, Un chapeau de ciel est le deuxième volet des aventures de Tiphaine Patraque, une série pour adolescents qui prend place dans l’univers burlesque des Annales du Disque-Monde.
Une petite mise à jour d'Euryale pour vous permettre d'ajouter facilement des livres à votre bibliothèque. Maintenant, il vous suffit d'inscrire le code EAN (le numéro inscrit sous le code barre au dos du livre) et Euryale se charge de chercher le livre dans sa base. Si le livre est déjà référencé, il est ajouté immédiatement à votre bibliothèque. Sinon, les informations principales (titre, auteur, éditeur, image de couverture) sont téléchargées depuis Amazon et vous êtes redirigé vers la fiche du livre dont vous pouvez éventuellement compléter les informations. Enfin, j'ai intégré Sedna à Euryale, ce qui permet d'afficher les critiques disponibles pour un livre (uniquement en science-fiction pour l'instant). Voir par exemple la fiche de Les Chronolithes.
Merci aux quelques membres qui se sont déjà inscrits !
Un petit message pour signaler que je me débarasse sur eBay d'un grand nombre de livre de Fantasy des collections Fleuve Noir Royaumes Oubliés, Lance Dragon, Magic, et autres, à prix cassé. Si c'est votre came, voici ci-dessous la liste exhaustive des ouvrages disponibles. La fin des premières enchères tombent demain puis s'échelonnent jusqu'à mercredi prochain.
Comme j'ai eu pas mal de temps libre ces deux derniers mois, je me suis lancé dans toutes sortes de projets Web. Après Sedna en décembre, voici donc Euryale, un site qui vous permet de gérer votre bibliothèque en ligne. Comme souvent lorsque je me lance dans ce genre de choses, c'est parce que les solutions existantes ne me donnaient pas entière satisfaction vraiment. Comme Library Thing ou les services proposés par Google et Amazon, vous pouvez enregistrer tous les livres de votre bibliothèque depuis n'importe quel ordinateur, afficher une couverture ou un résumé, trouver tous les livres d'un auteur ou d'une collection, écrire des critiques, utiliser un moteur de recherche pour chercher au sein de votre bibliothèque ou celle de tous les autres utilisateurs.